Compagnie Musica Nel Mondo ( Rome)
Compagnie Musica Nel Mondo ( Rome) Créée
comme Association en 1993 Musica nel Mondo s.r.l. a son siège social à
Rome et est placée sous l’administration de Madame Elena Ventimiglia et
la direction artistique du M° Fabio Bernoni. Elle se donne pour but
de faire connaître en Italie et dans le monde entier des productions
d'opéras et de promouvoir et mettre en valeur les talents de chanteurs,
musiciens, metteurs en scène, décorateurs, ensembles vocaux italiens. C'est
ainsi que dans la saison courante seront présentées des productions
originales d'opéras par sa Compagnie notamment déjà en France et en
Espagne. Mais également des concerts de solistes chantant les grands
airs de l'opéra italien et des concerts symphoniques. Musica nel
Mondo s.r.l. peut également mettre sa connaissance de la vie actuelle
du chant en Italie en présentant des chanteurs aux directeurs de
théâtres ou organisateurs de spectacles, sous quelque forme qu'ils
souhaitent: dossiers, envoi de documents audiovisuels, auditions,
etc...... En Octobre 2000, l’Association a changé de statut pour devenir une SARL. Musica nel Mondo Présidente Elena Ventimiglia Présente La Traviata De Giuseppe Verdi Version de Concert (2 heures environ) avec 7 solistes et un pianiste Distribution: PERSONNAGES Interpretès VIOLETTA VALERY Tiffany Herring ALFREDO GERMONT Fabio Andreotti GIORGIO GERMONT Maurizio Zanchetti FLORA / ANNINA Emanuela Giudice GASTONE Guido Bernoni MARCHESE / BARONE Andrea Cionci DOTTORE Stefano Viti PIANISTE Paolo Tariciotti RESPONSABLE MUSICAL : Fabio Bernoni Opéra
créé en 1853 par Giuseppe Verdi (1831-1901). Livret de Francesco Maria
Piave d'après La dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils.
Airs principaux Libiamo
ne' lieti calici; E strano ! è strano; Sempre libera degg'io; Ah! Dite
alla giovine si belle e pura; Noi siamo zingarelle; Addio del passato;
Ah! gran Dio ! Morir si giovine Synopsis: La
courtisane Violetta Valéry donne un fête chez elle et, parmi les
invités, elle remarque un jeune homme, Alfredo Germont. Celui-ci lui
déclare sa flamme et Violetta ne reste pas indifférente. Ils tombent
amoureux et bientôt vivent ensemble. Le père d'Alfredo vient
s'entretenir avec Violetta : il lui rappelle que sa mauvaise réputation
rejaillit négativement sur la famille, en particulier la jeune soeur à
marier d'Alfredo. Violetta se sacrifie et abandonne son amant. Au cours
d'une fête, ils se croisent, et sous le coup de la colère, il l'humilie
en public. Violetta, déjà affaiblie par la phtisie, voit son état
s'aggraver brusquement. Alfredo apprend par son père pourquoi Violetta
l'a vraiment quitté. Il se précipite à son chevet et l'assiste dans son
dernier soupir. Le thème: La
Traviata est entièrement centré sur une femme au grand coeur, en butte
à l'hypocrisie de la haute-société du 19ème siècle. L'accent est mis
sur l'opposition entre la femme de mauvaise réputation mais
fondamentalement généreuse, et la bourgeoisie bien pensante mais
destructrice d'espoir. A une époque contraignante pour le sexe dt
faible, Violetta paie injustement sa liberté au prix fort. Pour donner
plus de poids à un thème qui lui est cher, Verdi situe son opéra, comme
la pièce, à sa propre époque. L'histoire derrière l'histoire : Le
titre de cet opéra évoque une femme de mauvaise vie, qui a abandonné
l'honorabilité pour un "chemin de traverse" (travia). En français, on
dirait "La dévoyée". La Traviata est le pivot de la carrière de
Verdi. L'opéra vient compléter deux indiscutables succès précédents,
Rigoletto (1851) et Il trovatore (Le trouvère - 1853). Avec ce qu'on
appellera la trilogie populaire, il devient le premier compositeur
d'opéra italien et le demeurera pour la seconde moitié du 19ème siècle.
Outre son indiscutable talent, il doit aussi son ascension au sommet à
la femme qui vit à ses cotés, et à laquelle on a fait les mêmes
reproches qu'à la Violetta de La Traviata. En effet, Giuseppina
Strepponi avait notoirement été la maîtresse d'une personnalité connue
avant de rencontrer Verdi, et nombreux ont été les reproches de
l'entourage du couple à son égard. Pour ces raisons, La Traviata
constitue à la fois une confirmation artistique du compositeur et un
hommage appuyé à celle qui a partagé ses années de galère. Aussi
étonnant que cela puisse paraître, La Traviata a été un échec à la
création. Le public n'a pas adhéré immédiatement. La mise en scène
était en effet incongrue, les costumes ineptes. Et pour couronner le
tout durant l'acte final, les formes rebondies de la chanteuse
interprétant Violetta phtisique ont provoqué plus de rires que de
larmes, achevant de faire de l'opéra un four. Heureusement, l'opéra a
ensuite trouvé des interprètres exceptionnels pour restituer ce destin
tragique à sa juste valeur. - La
Traviata a fait l'objet en 1982 d'une adaptation cinématographique de
Franco Zeffirelli, avec Teresa Stratas et Placido Domingo. Ce film a
beaucoup fait pour initier le grand public à l'opéra, et reste très
aisé d'accès pour découvrir l’œuvre avec des décors fastueux et des
interprètes magnifiques à l'oeil et à l'oreille. Giuseppe Verdi: La force du destin Giuseppe
Verdi (1813-1901) est la figure emblématique de l'opéra italien du 19e
siècle. Artiste engagé, il a également joué un rôle non négligeable
dans le Risorgimento de la conscience transalpine au moment où notre
voisin accédait enfin à l'indépendance. C'est pourquoi l'homme est
autant considéré que l'artiste De naissance modeste, le
jeune Verdi montre des dons exceptionnels pour la musique, ce qui lui
amène un protecteur pour financer ses études musicales. Il épouse
d'ailleurs la fille de celui-ci. Sans aucune référence, il présente son
premier opéra Oberto, Comte de Bonifacio (1839) à la Scala de Milan.
Grâce au soutien d'une jeune soprano Giuseppina Strepponi, la partition
est acceptée et les représentations connaissent un succès qui permet au
jeune compositeur de s'installer dans le métier avec de grands espoirs.
Des débuts laborieux Les
années qui suivent le voient composer des opéras inégaux au kilomètre.
Le pire moment de sa vie survient en 1840-42 lorsque ses deux enfants
et sa femme meurent successivement et qu'il doit néanmoins honorer la
commande d'un opéra-bouffe (!) qui se révèle d'ailleurs être un échec !
Cet épisode funeste le fera renoncer pour longtemps au comique. Ses
autres œuvres sont inspirées de personnages et d'événements
historiques. Il marque une préférence pour la situation de l'opprimé
contre le dominateur, ce qui prend une signification particulière quand
on se rappelle que l'Italie est à l'époque morcelée en une
constellation d'états dont la plupart sous le joug autrichien.. Le
public ne s'y trompe pas et reconnaît sa situation dans un pays occupé.
Le chant des juifs persécutés "Va pensiero", extrait de Nabucco,
devient ainsi un hymne de l'aspiration à la liberté. D'ailleurs, sur
tous les murs du pays, fleurissent alors de mystérieuses inscr1ptions –
Viva VERDI ! – qui signifient en fait Vive Victor Emmanuel Roi D'Italie
(le prétendant au trône d'une Italie unie face à l'opresseur) ! L'autre
aspect remarquable de ces années de galère réside dans l'attirance de
Verdi pour les grands textes de théâtre dans lesquels il recherche des
personnages forts. Il rompt ainsi avec les livrets médiocres uniquement
prétextes à des acrobaties verbales, en vigueur à cette époque. Il
trouve dans Victor Hugo, Schiller et surtout Shakespeare la matière à
satisfaire son sens dramatique. Enfin, il affirme la prééminence de la
mélodie: quelle que soit la gravité de la situation, la musique restera
belle. Le succès est enfin au rendez-vous A
force de persévérance, Verdi connaît coup sur coup trois succès
fracassants avec ce qui devient sa trilogie vériste : Rigoletto (1851),
Le Trouvère (1853) et La Traviata (1853). Il compose ce dernier en
pensant à la femme qui lui a mis le pied à l'étrier et qui est devenue
sa compagne pour la vie, Giuseppina Strepponi. Le compositeur
s'installe pour un demi-siècle au sommet de l'opéra italien. Libérés
des contraintes matérielles, il peut composer avec plus de sérénité, et
il espace ses créations. Avec un métier sûr, des opéras comme Les
vêpres siciliennes (1855) Un bal masqué (1859), La force du destin
(1862), Don Carlos (1867), Aïda (1871) naissent sous sa plume pour
entrer directement au répertoire. L'apothéose finale L'homme
public parcourt l'Europe où il est partout demandé et célébré. Après
l'unification italienne, il est élu au Sénat où il exerce un mandat de
cinq ans. Il crée Don Carlos à Paris. Aïda résulte d'une commande du
vice roi d'Egypte à l'occasion de l'inauguration de l'Opéra du Caire.
Après tant de succès et de reconnaissance, sa vie d'artiste, déjà bien
remplie, connaît un final exceptionnel. Il croise un jeune librettiste
Arrigo Boïto, avec lequel il réarrange Simon Boccanegra, opéra dont il
était peu satisfait. Ensuite les deux collaborateurs livrent au public
ébloui les magnifiques Otello (1887) et Falstaff (1893) d'après les
oeuvres du grand Shakespeare tant vénéré. C'est avec ces opéras que
Verdi termine sa carrière. Le
compositeur s'éteint en 1901, et l'Italie entière pleure sa
disparition, tout comme les amateurs d'opéra du monde entier. Le grand
chef d'orchestre Arturo Toscanini dirige l'hommage musical.
Aujourd'hui, ses œuvres vivent encore nombreuses dans le répertoire.
Pour leur puissance dramatique alliée à la beauté incomparable de la
musique, les opéras de Verdi resteront à jamais parmi les grands
favoris du public.
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