Notes d’information
Le concert traditionnel de l’Orchestre du bal de l’opéra de Vienne au Festival d’El Jem, organisé depuis longtemps sous le signe de « Musique et Solidarité », et dédié, cette année, aussi à la célébration du 50ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République Tunisienne et la République d’Autriche en 1959. Expression symbolique des excellents rapports entre nos deux pays pendant cette longue période est la coopération musicale, à l’occasion du concert du 4 juillet 2009, de l’orchestre avec la célèbre violiniste tunisienne Yasmine Azaiez. Celle-ci a choisi de jouer la Romance pour violon et orchestre en sol majeur, op. 40, de Ludwig van Beethoven. Né à Bonn (Allemagne) en 1770, ou il a reçu une solide formation musicale, il vint à Vienne pour la première fois en 1787 pour rencontrer Mozart, et en 1792 il s’établit définitivement à la ville impériale, ou il restait jusqu’à sa mort en 1827. Étudiant d’abord chez Haydn et d’autres compositeurs il devenait, avec Haydn et Mozart, un des trois grands compositeurs de la musique classique de Vienne. La soirée du 4 juillet 2009 commence, toutefois, par la marche « Maintenant ça commence », reflétant la biographie de Franz Lehar (1870 – 1948), qui était chef de musique militaire au début de sa carrière. Par la suite il est devenu le plus grand maître de l’opérette du 20ième siècle, comme en témoignent dans le programme du concert les mélodies de « La Veuve joyeuse » (1905), « Paganini » (1925) et « Le pays du Sourire » (1929). Le « roi de la valse », Johann Strauss fils (1825 – 1899), est le membre le plus connu de sa famille. Toutefois, Johann Strauss père (1804 – 1849) était – avec Joseph Lanner –le vrai créateur de la valse viennoise, et le deuxième de ses fils, Josef Strauss, Ingénieur de formation, était considéré par son frère comme « plus doué, mais moins populaire ». A coté des valses « Accélérations” de Johann Strauss fils (composée pour le Bal des techniciens en 1860 et tirant son nom de l’accélération des machines, reflétée dans la première partie de cette composition) et « Délires » .de Josef Strauss, dédiée aux étudiants en médicine, en 1867), notre programm contient trois polkas, la « Sperl-Polka» de Johann Strauss père de 1842, charmante mais relativement simple par comparaison aux œuvres plus raffinées de son fils Johann, « Tritsch-Tratsch » (1858) et « Tik-Tak » (1874, composée de mélodies de son opérette «La Chauve-souris »).Pour la première fois dans le cadre de ses concerts à El Jem, l’Orchestre du bal de l’opéra de Vienne joue des œuvres du célèbre compositeur français Emile Waldteufel (Strasbourg 1837 – Paris 1915). Avec sa famille il gagne Paris en 1844 ou Émile est inscrit pour étudier le piano; Jules Massenet et Georges Bizet y sont ses camarades de classe. En 1865 il devient directeur de la musique de danse de la cour impériale de Napoléon III. « Les Patineurs », composés en 1881, sont sa valse la plus populaire et sa polka « L’Esprit français » (1882) a un charme particulier.
L’Orchestre du Bal de l‘Opéra, fondé en 1882, a effectué de nombreuses tournées dans plus de 30 pays de tous les continents. Son concert actuel est son 11ème à El Jem. Uwe Theimer, chef d’orchestre, était membre des Petits Chanteurs de Vienne. Il a étudié la composition musicale auprès d’ Alfred Uhl et la direction orchestrale auprès de Hans Swarowsky. Au Festival de Salzbourg il a été assistant musical de Karl Böhm, Lorin Maazel et James Levine. Par la suite, il était Directeur des études et chef d’orchestre à l’Opéra populaire de Vienne. Il a dirigé de nombreuses opérettes et comédies musicales en tous les continents. Depuis 1983, il se trouve à la tête de l’Orchestre du Bal de l’Opéra. En 1996, il a endossé la charge de professeur à l’Université de Musique de Vienne. Il est également compositeur. Depuis 1996, Uwe Theimer exerce les fonctions de directeur du festival „Été d’opérettes“ de Basse Autriche. Yasmine Azaiez, violiniste tunisienne, a commencé à jouer le violon à l'âge de quatre ans en 1992. A l’age de huit ans elle a acquis une place à la Yehudi Yehudi Menuhin School à Londres, Royaume-Uni, où elle a étudié sous la direction de M. Rakowski Maceij de 1997 à 2008. Mme. Azaiez a bénéficié de diverses classes de maître avec des violinistes célèbres. Pendant les dernières années elle a joué en Angleterre, en Autriche, en Chine, en Egypte, aux Émirates arabes unis, en Ethiopie, aux Etats-Unis, en Italie, au Maroc, au Sultanat d’Oman, en Suisse et en Tunisie, ou elle s’est présentée à El Jem, au Festival de la Medina de Tunis, au Festival Jazz a Carthage. Parmi ses chefs d’orchestre sont à souligner Mstislav Rostropovich et Vladimir Ashkenazy. Elle a joué avec des célèbres artistes comme la violoniste Sarah Chang, le violoncelliste Julian Lloyd Webber, les pianistes Andras Schiff, Evgeny Kissin, Rami Khalife et le luthiste Naseer Shamma. Ben Aissa. Récemment, elle a gagné une bourse pour étudier le violon au New England Conservatory de Boston, Etats-Unis, l'étude d'une maîtrise en violon classique, ainsi que d'un Master en Jazz, improvisation contemporaine et musique du monde. Marcela Cerno, soprano, née à Prague, en République Tcheque, a fait des études de musique à l’Université de Prague. En 1978, elle clôt sa formation auprès de Renate Holm à Vienne par un diplôme d’études approfondies. Depuis 1984 elle a effectué de nombreuses tournées dans divers pays.Sebastian Reinthaller, ténor, né à Vienne, est membre de l’Opéra de Vienne et de l’Opéra populaire de Vienne. Après son premier grand succès (Tamino dans la „Flûte enchantée“) il a élargi son répertoire, qui contient des rôles importants d’opéras et d’opérettes. En dehors de l’Autriche il s’est présenté en Allemagne, aux Pays-Bas et au Japon. Les danseurs de l’Opéra populaire de Vienne se sont produits en Allemagne, en Belgique, au Canada, en Espagne, aux Etats-Unis, en Irlande, en Italie, au Japon, en Norvège, au Portugal et déjà plusieurs fois à El Jem.
NOVA AMADEUS CHAMBER ORCHESTRALa Nova Amadeus Chamber a été créé en 1982 par Stefano Sovrani avec un groupe de jeunes musiciens diplômés dans les meilleurs Conservatoires italiens qui au cours des années ont développé une grande expérience professionnelle en se produisant dans plusieurs théâtres et salles de concerts italiennesDepuis 1993 grâce aux contributions du Ministère de la Culture italien cet orchestre a pu participer à de nombreux Festivals Internationaux, en Grèce, Suisse, Allemagne, France, Malte, Tunisie, Emirats Arabes Unis, Pakistan Bangladesh, Corée du Sud, Chine.Entre 1998 et 2007 l’ orchestre a obtenu un grand succès de public et de critique au cours de ses tournées à Singapour, Indonésie, Thailande, Vietnam, Australie, Etats-Unis d’Amérique, Canada,Turquie et Chine. Stefano Sovrani, fils de musiciens, a entrepris ses études de musique depuis son plus jeune âge. Diplômé en violoncelle auprès de l’Accademia Filarmonica de Bologne il s’est produit dans plusieurs théâtres célèbres ( Comunale de Bologne, Théâtre de l’Opéra de Rome et successivement auprès de la RAI de Rome).Sa grande passion pour la musique l’a porté à entreprendre la direction d’orchestre . Fondateur et actuel directeur artistique et musical de l’Orchestra Sinfonica Nova Amadeus de Rome il a eu un grand succès dans de nombreux concerts en Italie et à l’étranger.Il est aussi le Directeur artistique du Festival International pour Orchestres et Chorales Estate Musicale Romana, Directeur du Festival Quinto Elemento – l’acqua, de Chioggia et de la Compagnia dell’Oniro avec laquelle il a dirigé et enregistré les opérettes les plus célèbres. Piera Grifasi (soprano), est un jeune soprano sicilien qui a obtenu son diplôme auprès de l’Institut de Musique « V. Bellini » de Caltanissetta. Malgré son jeune âge elle s’est produite avec succès dans plusieurs concours en Italie et à l’étranger où elle a reçu plusieurs prix, parmi lesquels le prix « Una vita per il Teatro Siciliano » en l’honneur du ténor Giuseppe Anselmi. En 2007 elle a été décorée pour ses qualités artistiques.Elle a interprété plusieurs rôles dans les opéras : « Bastienne » de Mozart, « Una Novizia » (Suor Angelica) et Lauretta (Gianni Schicchi ) de Puccini, Rita de Donizetti, Serpina dans la « Serva Padrona » de Pergolesi, Violetta (Traviata de Verdi) au théâtre Argentina de Rome et à Barcelone.Elle a eu aussi des rôles importants dans des opérettes célèbres en Italie et à l’étranger : Panama Cuba, Hongkong, Genève, Bangkok Giuliano Di Filippo (ténor), d’origine des Abruzzes, après avoir obtenu son diplôme en chant lyrique il s’est perfectionné avec des professeurs de haut niveau. En 1993 il obtient le premier prix au concours « A. Catalani » et en 1995 le premier prix au Concours International « U. Giordano » de Foggia. Depuis 1993 il débute sa carrière de ténor dans les opéras de Rossini « L’Inganno felice » et « Il Barbiere di Siviglia ». La même année il est engagé par le Festival Pucciniano de Torre del Lago pour le rôle de Rinuccio dans l’opéra « Gianni Schicchi » et l’année d’après par le même festival, pour le rôle de Edmondo dans Manon Lescaut de Puccini. Il s’engage depuis 1995 dans une carrière internationale en se produisant dans les opéras : Cendrillon de Rossini, Rita de Donizetti, à Bordeaux, Le Caire et Seoul. Sa carrière continue aussi en Italie dans les opéras La Sonnambula, Falstaff de A. Salieri, Don Pasquale de Donizetti. Il obtient des contrats avec les grands théâtres italiens : L’ Opera di Roma, le théâtre de Parme et Carlo Felice de Gènes. Il a chanté avec des chanteurs du monde entier, dans plus de 600 concerts des romances tirées des opéras l’Elisir d’Amore,Rigoletto et Traviata en Europe (Allemagne, France, Danemark, Espagne) et dans d’autres continents, Canada, Chine et Brésil ,Turandot, Eugène Onegin, Racconti di Hoffmann.Dans son répertoire figurent aussi des morceaux de musique sacrée : « Petite Messe solennelle » de Rossini, « Messa requiem » de Mozart et d’autres. Giuliano Di Filippo collabore avec des chefs d’orchestre très connus et des réalisateurs de renommée tels que P. Avati, D. Krief, E. Cavani, D. Simone etc. Yasmine Azaïez (violoniste soliste) est née à Londres, elle a entrepris les cours de violon à l’âge de 4 ans, elle progresse vite et passe quelques années plus tard le concours d’entrée à la Yehudi Mehuhin School . A partir de l’âge de 12 ans elle donne des concerts à côté des plus grands musiciens du monde entier. Amoureuse de la musique orientale e tunisienne elle veut se perfectionner dans ce domaine. Le contemporain ,le jazz le classique et les autres genres ne semblent plus lui suffire. Elle est à ce jour, la seule tunisienne à avoir remporté un prix en Grand Bretagne. Actuellement elle se perfectionne au New England Conservatory de Boston où elle poursuit un master de musique contemporaine, improvisation et jazz.
Ce programme a été réalisé grâce au soutien de EMIDA CONSULTING
Jaloul AYED
avant-première à Casablanca par l’Orchestre Philharmonique du Maroc le 19 février 2009.
Conseil d’Administration d’Axis Capital.
L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES CENTS VIOLONISTES TZIGANES
Cent. Ils sont cent. Des violons, des violons par bouquets, mais aussi des violoncelles, des contrebasses, des altos, des cymbalums, des instruments à vent.
Cent, ils sont cent tous unis pour porter jusqu'à nous les accents entraÎnants et déchirants d'une bouleversante tradition, celle des tziganes et d'un art d'interprétation qui n'appartient qu'à eux. La constitution de cette formation pas comme les autres, qui porte aux quatre coins du monde l'énergie d'un peuple qui a choisi cette langue universelle qu'est la musique, ressemble à une légende...
En 1985, l'inoubliable soliste et chef tzigane « Sandor JAROKA», "Primas" comme on l'appelle, c'est à dire un interprète exceptionnel, soliste qui est désigné à la fois comme chef, chef d'orchestre mais aussi comme chef spirituel, ce grand maÎtre meurt. A son enterrement, la communauté se retrouve. Il pleut sur le cimetière. Une pluie froide et coupante comme grésil. Mais les musiciens sont là, qui jouent, saluent une ultime fois Sandor JAROKA, Roi des Primas. Pour qui a vécu cet instant, il est inoubliable. Parmi les musiciens réunis ce jour-là dans la tristesse et l'espérance, il y a « Lajos BOROSS». Une rencontre de hasard, des discussions, et l'idée se décide de retrouver cette impressionnante formation d'un jour de chagrin.
D'une sérénade mélancolique sur une tombe, va naÎtre cet orchestre fabuleux, celui des 100 Violons Tziganes de Budapest.Depuis Décembre 1994, départ de leur premier triomphe au Palais des Congrès de Paris, l'ORCHESTRE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST a donné plus de 200 concerts tant en France, qu'en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Autriche et en Turquie. A chacune de leurs apparitions, les musiciens déclenchent l'enthousiasme par leur virtuosité et leur énergie fantastique, leur instinct et leur intelligence, laissant derrière eux un souvenir inoubliable.
L'ORCHESTRE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST était placé sous la direction de « LASZLO BERKI )) chef de l'Orchestre National de Hongrie jusqu'à sa disparition brutale durant l'automne 1997. Depuis 1985, il était à la tête de l'ORCHESTRE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST, dont il a élargi le rayonnement. Musicien accompli, compositeur, sa verve et son brio, sa personnalité irisée, son imagination colorée ont laissé leur empreinte sur la formation. Sous son impulsion, les plus prestigieux musiciens du pays se regroupent, qui, pour beaucoup, appartiennent à de véritables dynasties de la musique : BERKI, BOROSS, CSOCSI,LAKATOS, entre autres : une constellation chatoyante. C'est à lui que l'on doit le développement des tournées internationales de l'ORCHESTRE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST, l'extension de son répertoire, la caractérisation de son style. Dans les milieux musicaux, on l'appelait tout simplement le "TOSCANINI HONGROIS" .
Sous l'impulsion de Monsieur « -Jozsef RADULy »,son actif Président, de Monsieur « Sandor RIGO » "BUFFO", primas et secrétaire général et de Monsieur « -Jozsef LENDVAI CSOSCI », MaÎtre de Violons, l'Orchestre a pu surmonter ce douloureux manque. Il est devenu l'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST pour bien souligner son attachement à la musique classique, tout en gardant ses profondes racines. Les concerts de l'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES 100 VIOLONS TZIGANES DE BUDAPEST constituent toujours de chaleureux événements. Ils se déroulent selon le même rythme, en deux parties très équilibrées :.
la première, en costumes traditionnels comme autant de couleurs vives en une vaste mer mouvante,est dévolue à la musique de leur peuple où les czardas se mêlent aux compositions originales des grands compositeurs tziganes tels SZENTIRMAY, MONTI, FERRARIS, BERKI et où on se délecte en écoutant les Danses Hongroises de -Johannes BRAHMS et la Danse du Sabre de Aram KHATCHATOURIAN. C'est un moment inoubliable où les solistes de l'Orchestre viennent tour à tour se mettre en valeur avec notamment une prestation extraordinaire du plus grand joueur de cymbalum au monde Oszkar OKROS..
la deuxième partie en smoking noir est consacrée au répertoire classique où Frantz LISZT et -Johannes BRAHMS côtoient –Johann STRAUSS (père et fils). De VIENNE, capitale de la Valse, à BUDAPEST, reine du Violon Tzigane, l'Orchestre nous invite à remonter le DANUBE avec notamment un époustouflant "Beau Danube Bleu".
Ce qui bouleverse le public, c'est que, par delà l'harmonie d'un choix de pages musicales enivrantes, émouvantes, entraÎnantes, gaies ou mélancoliques, mais toujours touchantes, c'est l'harmonie même de l'orchestre, cette entente exceptionnelle, cet accord vibrant qui unit tous les interprètes. Tous virtuoses, tous rares, mais se fondant dans un ensemble fascinant pour le seul bonheur de livrer au monde quelques secrets indicibles : ceux qui ne passent que par la musique, ceux que seule la musique peut exprimer. Ce qui éblouit le plus le public, c'est la manière tzigane. Cet art qui n'appartient qu'à ces musiciens de jouer sans partition, cet art de la virevolte, de la variation qui ne trahit en rien la composition mais l'enrichit.